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Métropolitopia, une allée sombre, dans la nuit:
Après trois petits coups secs et un moment d'attente, la porte s'ouvre en grinçant.
- Mon client préféré! C'est ironique, je le sens bien.
Ça fait un bail qu'on t'a pas vu à Métro, qu'est-ce qui t'amène ici? T'as besoin de came?
- Tu pourrais m'héberger pour quelques nuits?
- T'es pas gêner de me demander ça. T'as des emmerdes?
- Disons qu'un gros coup à foiré. Je te raconte si tu me laisse entrer.
- Et tu viens me mettre dans ta merde? Je veux pas de toi ici...
...
Et puis merde, entre.Je passe la porte, j'entre dans le petit labo. Ballons reliés entre-eux pas des tubes réfrigérants, chauffes-ballons, ampoules à décanter, tubes à essai, le tout forme un réseau complexe aux multiples embranchements.
- Pose tes fesses et touche à rien. Je suppose que tu veux boire? Oui... bien sûr que tu veux boire...Je regarde Jif. J'observe son corps traverser avec aisance la pièce, sans rien renverser, pas même effleurer.
J'ai fuis, je me suis enfoncé dans le métro. Je ne savais pas où aller alors j'ai sonné chez elle. En dix en de vie ici, je ne me suis pas fait d'amis de longue durée, je finissais toujours par les doubler, par les laisser tomber. Jif est ma dealeuse, elle synthétise ici, dans son petit laboratoire, de la crystal-meth. Elle en revend une part et en consomme beaucoup. On se connait depuis 7 ans maintenant. On s'est rendu des petits services, elle me fournissait. On a eu une aventure qui reposait sur la drogue et l'alcool, j'ai coupé court. Elle n'a jamais posé de question sur mon passé, et je n'en sais pas plus sur elle. On ne s'était pas beaucoup revu depuis.
- Alors, raconte moi tes malheurs.Elle pose une bouteille de Tequila -une rareté ici de nos jours- fait sauter le bouchon d'un geste expert, porte le goulot à sa bouche, avale une rasade et me la tend. Je l'imite avant de lui conter ma mésaventure.
- J'ai foiré un coup, j'ai mal évalué les risques... j'ai fait le con...
...Super-Mutants... ...Gros tas d'anneaux... ...Partie truquée...
...Fuite... ...Incendie... fuite...
Et me voila chez toi...
- Félicitation... Je t'avais prévenu que tu finirais malLa nuit s'écoule, on parle peu. On finit la Tequila, elle sort la mescaline. On s'endort au petit matin, je réfléchirai demain.
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Le lendemain matin, même lieu:
L'épais brouillard se dissipe peu à peu, je me réveille. Je retrouve mes esprits et quelques souvenirs. Je suis chez Jif, écroulé sur une banquette défoncée. Elle est déjà debout, elle a bu moins que moi. Elle a moins de raison de boire que moi.
Je me redresse, fais craquer mes articulations engourdies.
- Tu sais quelle heure il est ?
- Non et j'en ai rien à foutre.La lumière du soleil n'entre jamais dans le métro. Ici, l'heure n'a pas d'importance.
- Tu comptes faire quoi maintenant ?
- J'en sais rien, mais j'ai tout perdu, faut que les affaires reprennent, et vite.
- Tu sais, Maurice, du bar, il est mort. Tu devrais passer voir, t'auras peut-être moyen de faire affaire avec le nouveau patron.
- Merci du tuyaux, mais je dois d'abord régler le problème des mutants qui me colle au cul...
- Toi face à des mutants ? Tu comptes faire ça comment ?
- J'en sais rien... Je dois leur tendre un piège, me débarrasser d'eux en une fois, il faut que j'y réfléchisse.Il fallait que j'y réfléchisse...
Elle, Jif, porte un jean d'avant guerre, totalement délavé, troué aux genoux et sous la fesse droite, taille basse, coupe semi-slim, de quoi mettre en valeur son postérieur -un peu trop maigre à cause des amphétamines- que je me surprends à regarder. Sa poitrine a mieux traverser les épreuves de la drogues, elle est encore ronde et ferme, moulées dans un soutien-gorge noir qui transparaît sous son chemisier blanc mal boutonné. Ses cheveux bruns, qui manquent d'entretien, secs et cassants, lui retombent sur les épaules et forme une frange sur le front, juste au dessus de ses yeux verts souvent à demi fermés, la drogue encore.
Même bien armé, je ne pourrais pas me débarrasser de ces cinq monstres qui me collent aux basks. Engager der mercenaires serai bien trop cher pour moi en ce moment, et les gens prêts à prendre des risques pour rien n'existent pas ici.
Qu'est qui peut tuer cinq mutant en même temps ?
Une grosse explosion? trop chère. Un gros incendie? pas assez fiable. Un immeuble? ... Un immeuble, peut-être oui, peut-être que si un immeuble leur tombait dessus... Mais les immeuble ne tombe pas du ciel, il faudra que je les attire dedans, et que je le fasse péter, sans oublier d'en sortir avant. Pas une mince affaire.
Va ici.