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| | Secouer la poussière de ses rangers | |
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Julie Descendres Médecin baroudeur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Mar 23 Aoû - 14:02 | |
| L'enfant n'avait pas repoussé Julie pour une raison des plus simples : elle l'avait enlassé de dos. A aucun moment elle n'avait montré son visage ni n'avait parlé. Insctinctivement, le besoin de chaleur humaine et de protection avait pris le pas et il s'était laissé faire, autant par épuisement que par un début de calme retrouvé. Mais maintenant que la peur était passée, venait la colère.
Léon prit sa défense de façon touchante, mais c'était à elle de parler.
"Je sais que ce que je vais dire ne te soulagera pas et ne changera rien à ce qu'il s'est passé. Mais je dois t'expliquer. Ton frêre avait pris une balle dans un endroit impossible à soigner. Je suis médecin et je soigne les gens depuis des années. Ton frêre aurait souffert énormément et longtemps. Si je n'avais pas fait cela tu l'aurais entendu hurler de douleur pendant des heures.
Je regrette profondément de ne pas avoir pu le sauver. Et je regrette encore plus de ne pas avoir vu que tu étais là, afin de te laisser le temps de lui dire au revoir. Mais ton frère allait mourir, la seule chose que je pouvais encore faire en tant que médecin c'était lui épargner la souffrance. Tu comprends?
Dernière édition par Julie Descendres le Mar 23 Aoû - 18:41, édité 1 fois |
|  | | Léon Lefebvre Tueur au grand cœur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Mar 23 Aoû - 18:39 | |
| Le jeune gamin sembla écouter Julie d'une oreille distraite et ne semblait pas vraiment convaincue quand elle eu finît son discours. Léon observa ce gamin, sans foyer et maintenant sans aucune famille, c'était une horreur que même lui n'avait pas connu puisque même dans ses heures les plus sombres il savait qu'il avait toujours un foyer qui l'attendait à Versailles mais lui, que lui restait-il dans la vie à part les vêtements qu'il portait sur le dos (des vêtements mités d'ailleurs...)? Soudainement, l'enfant se remis à sangloter violemment, Léon ne l'avait pas vu venir. - C'est de ma faute, c'est uniquement de ma faute! J'aurais dût me manifesté quand vous l'avez soigné, j'aurai dût être avec lui dans ces derniers instants... Moi qui lui avait promis que je le protégerais... Je préfèrerais être mort à sa place... Léon se rapprocha du gamin et se mît à genoux devant lui. - J'ai vu comment s'est passée la scène, l'un des esclaves s'est mis à tirer dans tous les sens... Sans même viser... Tu n'aurais pas pût le protéger dans de telles circonstances, c'est juste la malchance qui l'a placé sur la trajectoire de cette balle. Quand à sa mort, crois-tu qu'il aurait été mieux qu'on lui dise qu'il allait mourir? Qu'il n'y avait rien à faire à part lui tirer une balle dans le cœur? C'était violent, et ça peut te paraître inhumain, d'accord... Mais crois-moi si je te dis qu'il n'y aurait rien eu de pire que de lui dire que son destin était scellé, lui faire vivre ses derniers instants dans l'angoisse. Rien n'est de ta faute petit... regarde-moi... Léon souleva délicatement le menton du gamin afin qu'il le regarde et continua. - J'avais 16 ans à l'époque mais j'ai connu exactement la même chose que toi, mon petit frère est mort sous mes yeux... Je m'en suis voulu pendant des semaines avant de comprendre que ce n'était pas ma faute, je n'aurais rien pût faire pour l'empêcher... D'autant que c'était plus terrible encore que pour toi, toi c'était un accident, moi mon frère a réellement été torturé et assassiné. J'ai voulu me venger pendant un moment mais je me suis rendu compte que la meilleure des vengeances serait de vivre... Je venais de me libérer de mes chaînes comme toi, en mémoire pour lui, tu dois vivre tu m'entend? Je ne dis pas que ton deuil sera facile, il ne l'a pas été pour moi, mais tu ne peux pas te punir pour quelque chose qui était inévitable, tu n'as aucune responsabilité là dedans... Ce n'est pas de ta faute... L'enfant éclata à nouveau en sanglots et Léon aurait trouvé son comportement pathétique s'il n'avait pas déjà été habitué aux enfants à l'époque où il élevait les siens. Il saisît mollement le bras de Julie pour se laisser enlacer et Léon se pencha par dessus les deux individus, le moral relativement bas... Il se contenta de ne rien dire pendant quelques temps avant de préciser quand même ce qui était, selon lui, le plus important et qu'importe si Julie avait l'intention de l'accepter ou pas, il le ferait tout seul si tel était le cas. - Puisque tu n'a nulle part où aller, sache que tu est ici chez toi à partir de maintenant... Aussi longtemps que tu le désire... Je ne suis pas un esclavagiste, vas et viens tant que tu veux, ta liberté t'appartient, mais sache-le juste. Il chercha ensuite un soutient dans le regard de Julie, qu'importe s'il y en avait ou pas, ce qui était dit était dit mais c'était plus pour savoir s'il devrait s'en charger tout seul ou pas. |
|  | | Julie Descendres Médecin baroudeur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Mar 23 Aoû - 19:41 | |
| Et voilà !
Elle l'avait vu venir gros comme une maison : Léon avait craqué et il faisait un transfert d'affection. Il allait lui apporter ce qu'il n'avait pas pu offrir à sa famille. Un moyen pour lui de soigner ses blessures tout en guérissant celles de ce pauvre orphelin.
Le coup de l'appel du regard aussi, elle l'avait vu venir. Papa et maman. Sauf que maman se sentait encore trop jeune pour éduquer un gamin de son age et surtout ... surtout ... elle avait déjà connu une expérience de ce genre. Une expérience qui avait très mal fini. Lorsqu'elle était sur la route avec Frank, l'homme de qui elle avait donné le nom à son chien, elle s'était retrouvée avec un enfant à charge. Sauf qu'elle n'avait pas su le protéger. Sauf qu'il était mort et que ce souvenir empoisonnait encore ses nuits. Aussi se contenta-t-elle d'enlacer tendrement l'enfant et de lui murmurer "Pleure, bonhomme. Je sais que tu souffres. Personne ne t'en voudra. Léon veillera sur toi et moi je ferai ce que je peux aussi. Tu vas voir, ce ne sera pas comme ta vrai famille mais tu auras un endroit où dormir, ou manger. On prendra soin de toi."
Bordel, elle n'aimait pas ce "on" ! Elle disait on pour ne pas dire nous mais personne n'était dupe : elle s'impliquait déjà beaucoup trop.
"Par contre Léon, je te rappelle que ton appartement est ruiné." Est-ce qu'il allait loger le gosse chez une voisine ou est-ce qu'il souhaitait l'héberger chez elle ?
Elle avait de plus en plus de mal à réfléchir : sa fièvre montait et elle se sentait cotonneuse, signe que son corps réagissait à l'infection.
Après un câlin aussi long qu'elle pouvait se le permettre, elle mobilisa ses forces pour se relever (depuis quand pesait-elle 90kg ?) et se diriger vers son appartement avec un objectif fermement ancré en tête : dormir ! Léon et l'enfant pouvait bien la suivre, de toute façon non seulement elle n'aurait pas la force de polémiquer mais en plus elle aurait cédé à la moindre sollicitation de son bon cœur. Elle se contenta donc de grommeler un coup par principe.
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|  | | Léon Lefebvre Tueur au grand cœur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Mar 23 Aoû - 22:36 | |
| Léon aussi l'avait vu venir gros comme une maison mais en même temps, il n'avait rien fait pour l'éviter. S'occuper de cet enfant, s'il le voulait bien, pouvait tout à fait être un but louable dans la vie même s'il savait bien qu'au fond, il ne serait jamais le sien et qu'il n'abandonnerait jamais pour autant la recherche de ses propres enfants. Léon grimaça ensuite quand elle évoqua le petit problème de son appartement sous dix centimètres de haut. Il voulait lui dire par regard qu'il se chargerait d'un seul problème à la fois mais préféra répliquer par l'humour. - Il est où le problème? Vous allez rester au lit un moment alors faudra bien que je dorme sur place pour que les travaux avancent plus vite!Amusé donc, il aida cette dernière à se relever et invita l'enfant à prendre avec lui le matelas qui lui avait été offert par les voisins généreux, il aurait au moins besoin de ça pour dormir dans les jours qui venaient. Une fois de retour, il posa Julie sur le canapé et la couvrît avec ce qu'il pouvait trouver avant de poser le matelas du gosse dans un coin par terre. La première chose que Léon allait déplacer pour ces prochains jours (et même ces prochaines semaines) était son linge conservé à l'abri de l'eau dans la commode. Léon passa bien vingt minutes à faire des aller-retour en écrasant au passage quelques parasites à la con et décida ensuite de descendre sa commode en procédant tiroir par tiroir puis en prenant la structure en entier, la descendant précautionneusement dans les escaliers avec l'aide d'un voisin et se chargea ensuite du matelas sur le clic-clac (qu'il descendrait lui aussi un autre jour). Ceci fait, Léon avait l'intention d'aller profiter du jour pour reprendre ses armes dans le bâtiment d'à côté. S'équipant d'un T-shirt, un couteau et son gilet pare-balles léger, Léon allait donc se lancer à l'assaut du nid pour récupérer son matos mais s'arrêta avant vers Julie et le gamin installé à deux mètres de lui. - Est-ce que ça va vous deux? hrp : hésite pas à le faire réagir le bonhomme, c'est pas "le PNJ de Léon"!  |
|  | | Julie Descendres Médecin baroudeur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Lun 29 Aoû - 3:07 | |
| La montée des marches l'avait vidée de ses dernières forces. Elle n'en pouvait plus. Aussi, quand Léon l'installa confortablement dans le canapé et la couvrit avec son duvet, ne mit-elle que quelques secondes à s'endormir. La question sur son état se perdit dans le vide. L'enfant quand à lui était retourné à une forme de prostration curieuse. Rassuré mais abattu, il devait côtoyer la meurtrière de son frère qui était aussi sa sauveuse au même titre que Léon. La reconnaissance se disputait à la haine mais le choc émotionnel le laissait surtout l'esprit cotonneux.
Sans se laisser démonter face à ce mutisme, Léon s'apprêta pour nettoyer son appartement et si le déménagement avait laissé l'enfant stoïque, la préparation au combat le fit réagir.
"Vous allez vous battre ? Contre les araignées ?", demanda-t-il d'une voix apeurée. Il aurait aimé dire qu'il avait peur de rester seul, mais il n'en trouva pas le courage, entouré qu'il était d'inconnus. Il avait grandit comme esclave et on lui avait appris que chaque question pouvait justifier une punition aussi ne dit-il rien de plus.
Peu de temps après, Léon quitta l'appartement pour faire son ménage.
Le sommeil de Julie fut agité. Brulante d'une fièvre à 40°, elle fit tomber au sol le duvet qui l'étouffait et passa plusieurs heures à se tourner sur le canapé. Mais sa situation empirait : les marques violacées de l'infection englobaient maintenant toute son épaule, le haut de sa poitrine et de son dos. Consciente qu'elle devait réagir pour ne pas mourir, Julie décida de sacrifier un de ses MedX. Fixé en goutte-à-goutte à la poignée d'une fenêtre, elle espérait que la perfusion améliorerait son état.
Lorsque Léon revint, il la trouva trempée de sueur, les lèvres desséchées et le visage défait malgré le sommeil, Frank allongé à ses pieds.
Le petit se tourna vers lui et demanda "Elle va mourir ?" |
|  | | Léon Lefebvre Tueur au grand cœur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Mar 30 Aoû - 11:23 | |
| Léon eu un petit sourire envers l'enfant qui semblait déjà s'inquiéter pour lui. Il se pencha à sa hauteur. - Ne t'inquiète pas, je suis entraîné et préparé. De plus j'y vais de jour alors je ne me ferais pas surprendre... Je reviens bientôt, je te le promet, d'accord? L'enfant ne semblait pas convaincu, la dernière fois que lui même avait promis quelque chose, il y avait faillit mais en même temps que pouvait-il dire? De toute manière il ne lui restait qu'à attendre. Léon partît donc en exploration dans cet immeuble avec son magnum et y croisa les mêmes cadavres de fourmis qu'il avait troué quelques heures plus tôt. De jour et avec l'entièreté de ses réflexes, sans être pressé par le temps, Léon ne leur donnait pas une seule chance. Après en avoir démonté 2 à grand coups de 44, Léon finît par récupérer sa carabine, son pistolet et sa lampe-torche, visiblement assez affaiblie... Il en profita pour repérer vite fait les lieux et repéra que si la plupart des choses récupérables comme les trousses de soins ou des piles avaient été récupérées, les meubles eux étaient restés sur place et pouvaient présenter un grand intérêt dans l'ameublement de l'appartement de Julie (sans doute personne n'avait-il prît le temps de les prendre à cause des araignées). Léon trouva d'ailleurs un joli petit nid en poussant une porte entrevouverte. Le problème c'était qu'il y avait trop de ces saletés pour lui seul mais l'avantage c'était qu'il savait maintenant où elles étaient et qu'en refermant la porte comme il l'avait fait, elles étaient bloquées! (héhé!).
Léon rentra donc à l'appartement en vainqueur pour découvrir une Julie dans un état pitoyable comme jamais. Là il commença à s'inquiéter et se pencha au dessus d'elle, essayant de la faire parler le moins possible pour la diagnostiquer lui-même. - Je ne sais pas... Répondît-il à l'enfant tandis qu'il était concentré sur son bailleur et qu'en plus, il n'en savait rien! il se dépêcha donc de monter à son appartement en écrasant sans pitié les cafards géants sur son passage (sauter à pieds joints dessus entendez) et saisît l trousse à pharmacie ainsi qu'un dictionnaire médical qu'il avait dans sa bibliothèque (chance, l'eau n'avait trempé que le premier rang où il perdait Balzac, Zola et Hugo, ainsi que des bédés. Perte terrible pour l'intellect mais pas tellement pour la survie). Il redescendît donc les marches quatre à quatre et examina les symptômes de Julie pour trouver le nom de son mal et en connaître le traitement. Il chercha à poison et n'y trouva rien si ce n'est que le dard pouvant être sale pouvait entraîner une grave infection, la page infection lui donna septicémie dont la définition n'était pas belle à voir. Le tableau consacré au traitement était on ne peut plus clair puisque c'était un simple choix de vie ou de mort selon qu'on administrait ou pas de la pénicilline au patient... Avec : sauvé, sans : crevé (enfin c'était plus ou moins ce qui était écrit dans le bouquin même si on insistait bien que rien n'était fiable à 100%). Léon se mît donc à rechercher ce remède miracle dans la trousse à pharmacie qu'il balança de colère contre le mur en voyant qu'il n'en avait pas... Restait maintenant les voisins qui auraient peut-être plus de chance que lui...
Alléluia faillît-il s'écrier quand un de ses voisins lui tendît un flacon en exigeant en échange un service futur que Léon n'avait ni le temps, ni la possibilité de négocier (déjà heureux de troquer la chose contre un service et non de l'argent, lui qui était maintenant pauvre comme Job). Léon revînt vers Julie avec le flacon en espérant de toutes ses forces que son contenu n'avait pas été altéré par le temps et les radiations. Il s'empressa d'enlever la perfusion de Med-X vide et en remplaça le contenu par la pénicilline (pas le temps de stériliser, de toute façon elle était la seule à avoir utilisé cette seringue...). Le liquide commença donc à se répandre dans ses veines et commença donc quelque chose que Léon détestait: l'attente. Au bout de deux minutes de silence pesant, il se tourna vers le jeune garçon avec un sourire bienveillant mais néanmoins crispé par l'inquietude. - Comment t'appelle-tu au fait? Moi c'est Léon, Léon Lefebvre.
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|  | | Julie Descendres Médecin baroudeur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Ven 2 Sep - 22:26 | |
| Malgré sa préoccupation sur l'état de Julie, Léon se permis tout de même un sourire bienveillant envers l'enfant sur lequel il avait enfin un nom à mettre. Suite à cela, Nathan resta silencieux un moment ce qui permît à Léon de s’intéresser à Julie. Non médecin, et encore moins anesthésiste, Léon dût avoir recours à un garrot pour faire saillir une veine et la localiser, histoire de faire la piqûre à peu près correctement. Léon s'y prît avec beaucoup de précautions pour la piquer et s'appliqua à ne pas perforer la vienne plutôt que planter l'aiguille du Med-X dedans. Certes, la drogue originellement faite pour être contenue dans cet injecteur était calibrée pour pouvoir être diffusée facilement dans le sang même sans la planter directement dans une veine (et par conséquent, l'aiguille aussi était prévue pour), l'usage urgentiste qu'on en faisait la plupart du temps l'obligeait... Néanmoins ici, Léon ne pouvait pas tenter d'injecter la pénicilline d'une telle manière dans le sens où le médicament n'était tout simplement pas prévu pour un tel usage... Dans le meilleur des cas cela le rendrait plus long à agir dans un contexte ou chaque seconde comptait et dans le pire des cas, cela pouvait bien l'altérer davantage qu'il ne l'était déjà par le temps, voir même le rendre inefficace... Léon procéda donc consciencieusement à l'injection avant de faire la seule chose qui lui restait à faire : attendre... C'est au bout de deux bonne minutes que l'enfant finît par relever la tête pour poser une question au vieux tueur. - Je ne pense pas... Léon se leva et alla regarder par la fenêtre. - Leurs hommes n'étant pas revenus, il les savent tués et tous leurs esclaves morts ou libres... Ils sont déjà déficitaires sur l'opération et ont sans doute compris que nous sommes un trop gros gibier pour qu'un assaut, même massif, soit rentable étant donné les risques à prendre pour réussir à faire des prisonniers. Léon se retourna ensuite pour continuer ses explications face à cet enfant. - De plus, les négriers sont lâches... Très lâches pour la plupart. Même un gros rush sauvage dans le but de tous nous tuer sans aucune finesse, pour la vengeance et l'honneur, resterait beaucoup trop risqué à leurs yeux pour être tenté. D'autant que pour envisager une telle chose, il faudrait qu'il aient une moindre once d'honneur. Léon se rapprocha pour s’accroupir et posa sur son épaule gauche une main protectrice avec l'expression qui allait avec. - J'ai donc de bonnes raisons de penser qu'on entendra plus parler d'eux... Certes le risque zéro n'existait pas, mais s'ils prenaient effectivement deux minutes pour y réfléchir, les négriers éventuellement tentés par un assaut arriveraient vite aux mêmes conclusions que lui... Il s'assît ensuite en tailleur à côté de lui. - Quand à la raison pour laquelle tu es ici, c'est parce que nous t'avons tiré des griffes de ces araignées... Tout simplement. Se permît-il de plaisanter avant de prendre un ton plus sérieux. - Je ne peut pas te dire pourquoi tu es ici mais je peux te dire pourquoi moi je suis là... Je ne sais pas si tu as connu par le passé une certaine sérénité, ce sentiment que quelqu'un veillait sur toi pour qu'il ne t’arrive rien de mal... C'est un sentiment dont aucun enfant ne devrait avoir besoin puisque aucun enfant ne devrait grandir sans... Moi et Julie sommes là pour cela, mais seulement si tu le veux bien... On te l'a dit, tu est un homme libre maintenant, tu peux t'en aller si tu veux, ou rester... On ne remplacera pas les parents que tu as perdu ou peut-être jamais eu, mais au moins nous pouvons être un foyer de remplacement... Si tu le désire... |
|  | | Julie Descendres Médecin baroudeur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Sam 3 Sep - 8:42 | |
| Les actions de Léon la tirèrent de son sommeil. Elle ouvrit les yeux et le salua avec une élégance toute matinale "humph", puis tendit la main vers sa gourde afin de boire quelques gorgées tandis qu'elle écoutait leur conversation.
"'jour ... j'ai dormi longtemps ?"
Elle frissonna. La pénicilline aurait certainement un effet mais pas avant plusieurs heures. D'ici là, il n'y avait aucun espoir de voir un mieux. Julie grommela intérieurement, foyer, parent de remplacement ... elle aurait bien aimé avoir son mot à dire. elle ne croyait pas plus que ça aux explications de Léon concernant les négriers mais elle devait admettre une chose : elle était vraiment paranoïaque. De toute façon vu son état et celui d'Anna, la question d'un déménagement ne se posait pas.
Elle repoussa le haut de son T-shirt pour regarder son épaule. Les veines étaient saillantes et violacées, la peau marbrée : le traitement était un échec. Elle ferma les yeux le temps d'un soupire intérieur et d'encaisser la nouvelle : elle risquait vraiment de mourir. Lorsqu'elle les rouvrit, elle récupéra le flacon désormais vide à ses pieds et en déchiffra l'étiquette "pénicilline". Ça c'était une très bonne nouvelle ... même si son état ne s'améliorerait peut être pas cela lui laissait une chance de plus.
"Je te dois combien ?"
Frank profita de ce moment pour débouler et venir faire la fête à Julie. Lui aussi était inquiet et la voir parler le soulageait ... et il avait envie d'aller se promener !
"Oui, oui. Je vais t'ouvrir". Malgré ses évidents vertiges, elle se leva afin d'ouvrir la porte et laisser Frank vivre sa vie.
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|  | | Léon Lefebvre Tueur au grand cœur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Sam 3 Sep - 10:56 | |
| Même si ce n'était pas forcément un signe de mieux, Léon fût particulièrement satisfait de voir Julie ouvrir les yeux, au moins elle prouvait ainsi qu'elle était toujours en vie et accessible pour un traitement. Comme le dit le dicton, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir! - Une ou deux heures, tout au plus... Répondît Léon avant de se rapprocher d'elle, passant la main sous le poitrail de Franck au passage. Il ne fût en revanche pas assez rapide pour empêcher la demoiselle de se lever, il utilisa aussitôt de son autorité pour qu'elle reste alitée. - Non mais ça va pas non? Dans l'état où vous êtes? Z'allez me faire le plaisir de rester allongée... Et se chargea à sa place d'ouvrir la porte pour le chien, après quoi il se pencha sur la bourse de Julie. - Rien du tout... Pour ça en tout cas parce que je vais devoir aller nous acheter des vivres et des médocs. Je vous prends votre argent pour cela. Cela aurait certes pût s'apparenter à du vol s'il n'avait pas d'abord l'intention de mettre la main à sa poche avant de taper dans celle de Julie. - Faudra sans doute que j'aille travailler, ce qui veux dire que je serais pas de retour avant plusieurs heures voir une journée... Vous avisez pas de mourir pendant ce laps de temps! Dit-il en ricanant bien qu'il était relativement inquiet et pouvait difficilement le cacher. |
|  | | Julie Descendres Médecin baroudeur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Sam 3 Sep - 22:51 | |
| "Une ou deux heures, tout au plus..." Elle aurait pensé que cela faisait plus longtemps. Cela expliquait sans doute pourquoi elle se sentait si fatiguée.
Sa volonté de se lever fut vite interrompue par un Léon aux petits soins. - Non mais ça va pas non? Dans l'état où vous êtes? Z'allez me faire le plaisir de rester allongée... Elle tenta un sourire mi d'excuses mi de remerciements qui dut surtout avoir l'air miteux.
"Je te dois combien ? - Rien du tout... Pour ça en tout cas parce que je vais devoir aller nous acheter des vivres et des médocs. Je vous prends votre argent pour cela. - Ne fouille pas mes affaires." Le ton de la voix laissait percevoir un certain énervement pourtant contenu. Elle appréciait Léon, certes, ils s'étaient sauvés la vie aussi mais elle avait appris au cours de ces dernières années que les possessions sont sacrée. La moindre perte peut causer une mort et voir Léon se servir comme ça la mettait en rogne. De toute façon, il n'y avait aucune bourse à trouver.
Julie mit la main à la poche arrière de son jean et en sortit un portefeuille usé et visiblement à l'étroit.
"Pour les médicaments, j'ai ce qu'il faut, sauf si vous trouvez de la pénicilline. Par contre de l'eau et de la nourriture me seraient utiles."
Elle tendit 35 anneaux à Léon.
"Cela suffira ?"
" Faudra sans doute que j'aille travailler, ce qui veux dire que je serais pas de retour avant plusieurs heures voir une journée... Vous avisez pas de mourir pendant ce laps de temps! - Promis".
Léon était gentil, veillait sur elle et elle l'envoyait chier quand il touchait à ses affaires... elle regrettait déjà de lui avoir parlé ainsi mais l'habitude avait été la plus forte. Il semblait inquiet aussi et un regard vers Nathan lui apprit que lui aussi l'était aussi jugea-t-elle nécessaire d'expliquer son état.
"Je fais une septicémie, Léon. C'est à dire que mon sang est en train de s'infecter. Cela reste léger pour le moment mais mon corps réagit mal. Où je vais guérir toute seule et mon état commencera à s'améliorer d'ici un jour ou deux ou bien mon état va dégénérer en une septicémie aggravée. Si c'est le cas, il faudra que je sois sous perfusion d'antibiotiques pendant 2/3 semaines ... autrement dit c'est impossible."
Julie marqua un temps d'arrêt afin de reprendre son souffle et que Léon puisse analyser ses paroles.
"J'ai ce qu'il faut en médicament ici pour le début. Et si la situation dégénère ... tant pis, je me vendrai à LINDA. Peut être acceptera-t-il de me soigner en échange de services que je pourrai lui rendre. Il n'y a probablement que lui qui peut se procurer de telles quantités de médicaments.".
Elle les regarda tout deux, se voulant rassurante. "Il est encore trop tôt pour s'inquiéter. Je vais simplement beaucoup dormir, ce qui est une réaction normale. D'ici demain, j'en saurai plus." |
|  | | Léon Lefebvre Tueur au grand cœur

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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Dim 4 Sep - 12:24 | |
| Tandis qu'il fouillait effectivement dans les affaires de Julie, Léon perdît tout sourire et releva lentement la tête à la réponse de celle-ci. Certes il était désagréable qu'on farfouille dans ses affaires mais après ce qu'il avait fait pour elle, la fierté à la con, le quadragénaire la prenait plutôt mal. Il lâcha donc le sac et se rapprocha de Julie pour lui prendre sa bourse sans utiliser des pincettes. Vexé était alors un adjectif qui correspondait parfaitement pour le qualifier à cet instant mais chance pour elle, Léon n'était pas de nature rancunière : il retrouva sa bonne humeur dès qu'elle reprît la parole sur un ton un peu meilleur. - Ça devrait être bon... De toute manière je ne comptais pas dépenser notre argent à tous les deux pour de la nourriture. Il allait passé la porte quand Julie décida qu'il était nécessaire d'expliquer effectivement ce qu'elle avait. Léon l'écouta attentivement, se rendant bien compte que son diagnostic n'avait pas été erroné mais démontrait quand même la suprématie de quelqu'un de formé pour ce qui était de la connaissance de la maladie elle-même. Il eu un frisson en entendant qu'elle prévoyait à LINDA. Même sans vraiment savoir ce que c'était que ces initiales, inutile d'être fin psychologue pour déduire que cela n'augurait rien de bon... - J'espère bien que nous n'arriverons pas à de telles extrémités... Se contenta-t-il donc simplement de dire. Puisque tout ce qui restait à faire était d'attendre, alors Léon utiliserait ce temps de manière utile pour effectuer un voyage jusqu'au marché non loin. Il fît signe à Nathan de l'accompagner, deux bras supplémentaires ne seraient pas de trop pour tout emmener et puis autant lui changer les idées : il avait déjà assisté à la mort de son frère, inutile qu'il contemple impuissant la pseudo agonie de Julie, d'autant qu'il ne pourrait rien y faire. Un peu hésitant, l'enfant se leva finalement et l'accompagna pour faire ses courses.
Léon fût donc partît pendant trois bonnes heures et après avoir dépensé 45 anneaux (30 de sa poche, 15 de celle de Julie), il revenait donc avec assez de nourriture et d'eau pour trois semaines. Pour tout transporté, il avait surtout prît de la nourriture lyophilisée et en poudre, peu de choses fraîches même s'il ramenait quand même un énorme quartier de Brahmine enveloppée dans du journal et plusieurs conserves. Léon transportait surtout l'eau et laissait au jeune garçon le soin d'emmener la bouffe mais en prît finalement un peu sur son épaule, voyant que malgré son passé d'esclave le gamin avait du mal à soulever son sac. Par contre pas de fringues, ce n'était pas la priorité dans sa tête puisqu'il lui en restait beaucoup mais ce n'était que sur le chemin du retour qu'il tilta que ce n'était pas le cas de Nathan : Son espèce de pantalon à bretelles en peau de brahmine complètement déchiré et sa chemise de lin crasseuse rapiécée ne durerait pas encore longtemps, d'autant que cela faisait un moment qu'il la portait si l'on en jugeait l'odeur... Faudrait donc qu'il essaye de convertir quelques unes e ses fringues en taille enfant donc. Léon poussa donc la porte de l'appartement avec un peu d’appréhension quand à l'état de Julie et alla directement à son chevet, posant les sacs de provisions non loin tandis que le gamin, un peu à la traîne, posait lourdement son sac sur le sol en haletant toute langue sortie. Peut-être l'avait-il surestimé? Bah la récompense se présenterait bien vite sous la forme d'une bonne tranche de viande bien juteuse... Au passage, il jeta aussi un coup d’œil à l'état d'Annabelle, elle semblait bien plus mal partie... Mais en même temps que faire? Léon se concentrerait donc sur les vivants. - Julie, vous vous sentez bien? Vous vous réveillez pour un bon steak? Il constata que l'évocation de ce mot faisait haleter Franck d'autre chose que d'épuisement tandis que Nathan lu arrêtait d'haleter tout d'un coup beaucoup plus attentif et plein d'espoir. Il n'avait pas dût manger souvent de la viande ce pauvre gosse. Léon mît fin au suspens en lui demandant : - Tes pas végétarien au moins? |
|  | | Julie Descendres Médecin baroudeur

SPECIAL: | S | P | E | C | I | A | L | | 4 | 5 | 4 | 8 | 8 | 6 | 5 | Race: Humain
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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Mer 7 Sep - 0:32 | |
| Le regard de l'enfant était sans équivoque : il était affamé et le steak était l'incarnation du paradis sur terre.
"Julie, vous vous sentez bien? Vous vous réveillez pour un bon steak?" Elle ouvrit les yeux pour répondre avec une certaine dose d'auto dérision. "M'assomer avec une barre à mine représenterait un mieux certain mais rassurez vous, je me porte mieux maintenant que dans une heure vu que mon état ne peut qu'empirer" Elle accompagna cette déclaration d'un sourire qui pouvait laisser penser qu'elle plaisantait. "Je fais de la fièvre", enchaîna-t-elle sur un ton indifférent.
Elle se redressa sur le canapé sans laisser Léon l'immobiliser cette fois ci. "Bien cuit le steak, s'il vous plait, à cause des parasites."
Les quantités de nourritures ramenées par Léon étaient impressionnantes. "Jolies courses. J'en ai pour combien? Il faudra que vous m'expliquiez où faire vous allez pour acheter tout ça ... sauf à vouloir systématiquement le faire pour moi. A la tour Montparnasse? Je n'espère pas. Je préfère éviter de croiser ce LINDA. Il souhaiterait que je le mette en relation avec des militaires et je trouve qu'il a bien assez de pouvoir comme ça."
Elle enfila sa veste : elle était glacée alors que 5 minutes avant elle brulait de fièvre. Elle se joignit à eux lorsque le repas fut prêt, ce qui ne fut pas simple à réaliser vu qu'elle n'avait rien pour cuisiner dans ce nouvel appartement. Ce steak lui fit un bien fou!
"Alors Nathan, qu'est ce qui t'es arrivé pour finir chez les négriers?" Elle espérait que l'effet combiné du repas et de l'ambience détendue qui s'en était suivi aiderait l'enfant à parler. |
|  | | Léon Lefebvre Tueur au grand cœur

SPECIAL: | S | P | E | C | I | A | L | | 7 | 5 | 8 | 6 | 7 | 4 | 3 | Race: Humain
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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Mer 7 Sep - 12:00 | |
| Léon grimaça, ne sachant pas trop si les plaintes de Julie étaient normales ou si elle voulait dire par là qu'elle allait y avoir droit à LINDA. Ne sachant pas trop quoi dire ou quoi faire, Léon décida finalement de laisser couler et de s'occuper de la cuisson de la viande. Il tailla trois steaks imposant dans le quartier qu'il posa chacun dans une assiette qu'il avait récupéré de son appart. - Oui je sais, je n'ai rien pour le conserver... Mais en même temps un torchon devrait suffire, à mon avis à 3 il n'en à pas pour plus de 24 heures le bout de viande... C'est à ce moment précis qu'il entendît un couinement derrière lui et quelque chose qui lui grattait la jambe droite. Léon soupira donc en taillant un autre steak. - A 4 en plus... j'l'avais oublié celui-là... Tandis qu'il mettait en place un barbecue improvisé à la fenêtre, Léon décida de répondre à la question de Julie. - Comment je ramène autant de trucs? Je vais à un petit marché non loin, à quoi... 1 kilomètre? Les marchands sont sédentaires et assez nombreux pour que les négriers leur foutent la paix... Mais pas des ptits voleurs à la tire ou escrocs... Je l'ai ai aidés à plusieurs reprises par le passé à gérer ce genre de vermine et depuis ça se sait vers chez eux alors ils me font une ristourne sur les consommables. Ici sur tout le panier, j'ai du gagner 15 capsules, le quart de sa valeur réelle, ça vaut le coup hein? Vous en avez pour quinze capsules, moi trente, voilà ce qui vous reste. Dit-il en rendant à Julie sa bourse. Par la suite Léon fît, comme Julie l'avait demandé griller les steaks bien à point pour tout le monde (sauf le clebs, ça avait l'estomac solide ces bêtes là...). Léon s'assît ensuite en tailleur et dégusta son steak avec un sourire, ils auraient bientôt une table si Julie se remettait : en face il n'y avait qu'a se baisser pour récupérer des meubles. Alors que le repas se déroulait relativement bien et en silence (Nathan ne parlait pas mais pas par crainte : trop occupé à avaler goulument son steak) jusqu'à ce que Julie décide de le briser. Cela n'aurait pas été une bonne idée si la question n'avait pas été maladroite, Léon vît instantanément que Nathan paraissait troublé et grimaça mais sans jeter de regard de côté à Julie, elle comprenait sans doute d'elle même qu'elle avait gaffé et inutile d'en remettre une couche. Cela dit, malgré son trouble, Nathan semblait d'accord pour prendre la parole. - Avant je vivais à Chinatown avec ma maman et mon frère... Je n'en garde pas un bon souvenir, elle était droguée en permanence et nous battait les ares fois qu'elle redescendait. D'ailleurs c'est en se prostituant qu'elle nous as eu tous les deux. Elle a finît par nous vendre un jour qu'elle avait une trop grosse ardoise. Nathan serra les dents et semblait se retenir de pleurer... Léon lui aussi grinçait des dents à l'écoute de ce récit. Au final sans le savoir il avait dit la vérité à ce gamin : ils ne pourraient jamais remplacer sa mère ou son père tout simplement parce que jamais il ne pourrait être aussi abominable que celle su'il décrivait. - Excuse-nous Nathan... O ne voulait pas réveiller des souvenirs désagréables... Une réponse en même temps bien naïve parce que arriver chez des négriers est par définition un souvenir désagréable. Malgré le blindage émotionnel qu'avait appris à former Léon au cours de sa carrière, à cet instant prècis il n'avait plus vraiment l'envie de manger... Léon lâcha donc son assiette pour essayer de se rapprocher du gamin qui fondît en larmes une fois dans ses bras... - J'avais que lui au monde!! C'est pas juste! J'avais que lui au monde et maintenant il est mort! Dit-il sanglotant avant de grogner hystérique en frappant à plusieurs reprises le torse d'un Léon qui ne trouvait pas vraiment quoi dire... Peut-être le laisser passer son chagrin serait-il plus stratégique afin de parler après... |
|  | | Annabelle Simgbo Simple voyageur

SPECIAL: | S | P | E | C | I | A | L | | 6 | 7 | 7 | 4 | 5 | 8 | 3 | Race: Humain
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 | Sujet: Re: Secouer la poussière de ses rangers Lun 10 Oct - 20:28 | |
| Après plusieurs minutes de vague, mes paupières s'ouvrent, j'ai enfin le son et l'image. Pas très clair mais au moins c'est là. J'ai une faim que j'imagine mal repaître d'un seul repas, tant pis je tente une sortie de... De quoi déjà?... Ha oui... un canapé. Trop cool!! Mes pieds passe l'un devant l'autre tout seul et mes jambes me portent, je fais quelques pas. Tout à l'air en place, sauf cette migraine assomante. Je croise un mirroir qui me dit que je l'ai encore échappé belle, mais qu'a ce rythme la prochaine sera la bonne. Pas grave J'en suis revnue et la donne a changé.
Je perçois une discussion dans la pièce à coté. Les voix de Léon et Julie s'entremêlent avec celle d'un enfant. J'écoute sans rien dire. Je ne me fait pas remarquer et observe une scène irréaliste, perdue, interdite, indispensable. Je vois bien que Julie ne va pas au mieux, Léon est miné et le gamin raconte une tranche de vie que j'aurais préféré fictive. Malgré tout ça, ils vont bien ensemble. Quand le môme fini son histoire je sens le moment venue de m'éclipser, de ne plus faire tâche dans leur décor. Laisser les choses se dérouler sans interférer. J'aimerais bien prendre une douche mais je n'ai pas le temps. J'emballe religieusement mes affaires sans un bruit. Toutes mes armes sont là, incroyable. J'ai pas dû dormir longtemps. J'ai tout mon matos et toutes mes fringues, je pue et me cache derrière une couche de crasse aussi repousante pour moi que pour les autres. Parfait, prête à partir et à botter des culs. La vengeance a une saveur que je ne lui connaissais pas. Elle colle dans la gorge comme une douceur sucré Espérons juste que j'arrive à la dominer, ne pas la laisser m'aveugler. Putain c'est pas gagné.
Je fais irruption dans la petite salle à manger, les tête relèvent. Les canaux lacrymaux encore chargés. Je vois aussi Alix qui ... NON, SAUTE PAS!!! Ouf, elle n'est pas aussi lourde qu'elle en a l'air. Leurs regards interrogateurs sur mon packtage me fait ouvrir la bouche. Mais pour dire quoi? Qu'ils ont pris soin de moi pour que je fonce dans la gueule du loup? Vive l'explication de merde. Mentir? Non ça serait indigne de leur efforts. Pfffffff, C'est la loose. J'entrouve plusieurs fois la bouche fois tel un radpoisson mais aucune chose que je m'aprête à dire ne me satisfait. Ils méritent mieux qu'une justification vaseuse... Enfin pour préserver le tableau je lâche un:
-"Je pars faire une course je reviens...."
Désolé les enfants mais c'est mon problème et ma solution. Je siffle Alix et traverse la pièce, m'arrêtant entre le mouflet et Julie. je fouille dans mes poches et déniche quelques anneaux ainsi que le dernier cachet de cortisol. Je pose le tout sur le coin de la table, avec un clin d'oeil en murmurant:
-"Merci pour tout, prenez soin de vous,. je n'ai plus besoin de ça."
Je m'en vais, passe la porte, Alix sur mes talonts. Les escaliers me paraissent une éternité . Le puzzle de mon esprit m'occupe royalement. Il n'est pas bon de se mettre quelqu'un qui n'a rien à perdre à dos. Je le sais maintenant. Je me souviens maintenant. Sans ma fille je n'ai plus rien à perdre... |
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